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Aux PAG, les ouvrages diffusés par ailleurs en Open Access se vendent mieux ..

Cette affirmation est basée sur la comparaison des chiffres ventes des ouvrages publiés en Open access, ou non, aux Presses agronomiques de Gembloux (PAG). Depuis 1964, les PAG publient et diffusent des ouvrages scientifiques relevant des sciences agronomiques au sens le plus large. Depuis 2004, elles intègrent l’Open Access dans leur programme éditorial.

Les PAG, c’est une petite structure (intégrée dans les Presses universitaires de Liège depuis quelques mois) qui mise essentiellement sur la qualité et sur la proximité avec ses auteurs.

Les chiffres de ventes utilisés couvrent la période de 2007 à 2017 (compris). Les ouvrages retenus ont été publiés entre 2007 et 2016. Ont été exclus de cette liste :

  • les coéditions ;
  • les ouvrages en diffusion ;
  • les colloques dont le tirage et la vente sont liés au nombre de participants ;
  • les livres en Open Access qui n’ont pas de version imprimée.

L’analyse reprise dans le tableau ci-dessous concerne en définitive :

  • 10 livres publiés en Open Access (sous licence CC-BY ou CC-BY NC SA) ;
  • 28 livres en version imprimée uniquement.

Tous les livres proposés avec une version numérique (pdf) sont publiés en Open Access.

Durée N OA ventes moyenne N autres ventes moyenne
deux premières années (*) 10 1585 158,50 28 2648 94,57
trois premières années 7 1919 274,14 27 2745 101,74

(*) 4 livres dont 3 publiés en OA datent de 2016 et ne comptabilisent donc que 2 années de ventes.

Avec un nombre total 38 titres, il est difficile de réaliser des statistiques approfondies mais on ne peut que constater que le nombre (moyen) de ventes des ouvrages par ailleurs diffusés en Open Access est supérieur (plus de deux fois) au nombre (moyen) de ventes des ouvrages publiés exclusivement en version imprimée.

Les biais identifiés sont :

  • les ouvrages qui ont eu peu de succès (c’est le cas de quatre ouvrages dont deux en OA) parce qu’ils :
    • ont par ailleurs été diffusés gratuitement, en accord avec les conventions d’édition, par les auteurs et/ou les bailleurs de fonds,
    • ont un intérêt trop local,
  • le nombre restreint d’ouvrages pris en compte ;
  • le mois de publication dans l’année.

Il faudrait confirmer ces données avec l’ajout de données provenant d’autres éditeurs ayant le même modèle économique et/ou travailler sur une période plus longue.