Les éditeurs prédateurs, comment informer correctement les chercheurs ?

Nous sommes régulièrement sollicités pour donner un avis sur un courrier reçu, sur un processus de validation étonnant, à propos d’une demande de paiement d’APC (Article Processing Charges) … il s’agit bien souvent d’un éditeur prédateur. Il faut bien avouer que ces derniers sont de plus en plus efficaces pour tromper les auteurs distraits ou trop naïfs. Le nombre de fake journals ne fait que croître.

En consultant le site de Jeffrey Beall (Potential, possible, or probable predatory scholarly open-access publishers (lien vers l’archive,  ce site est désactivé depuis le 18 janvier 2017)), on peut craindre que le nombre actuel de fake journals soit à peu près équivalent au nombre de titres de périodiques en libre accès repris dans le DOAJ … soit à peu près 10.000 titres. Cette liste (fermée depuis janvier 2017) reste cependant une liste de potential, possible, or probable titres ou éditeurs … à prendre avec réserve donc.

Le seul objectif de ces faux éditeurs est économique. Ils ne réalisent aucune validation de ce qu’ils publient. Ce phénomène est non seulement à l’origine de la diffusion d’une très mauvaise science mais écorne sérieusement l’image du mouvement du libre accès et plus spécialement de la voie d’or.

Nous communiquons régulièrement (via le site ORBi, des mails internes, les réseaux sociaux, nos cours, notre portail…). Manifestement, le message n’est pas encore reçu par tous. De nombreux chercheurs se laissent encore abuser. Leurs articles sont acceptés et payés. Ils n’ont pas été validés et contiennent certainement des erreurs plus ou moins importantes … ils sont pourtant diffusés (entre autres via Google Scholar) et cités.

Que faire ?

Il faut impérativement, à défaut de pouvoir faire disparaître ces éditeurs et ces journaux, que le chercheur :

B

voir aussi : Hemmat Esfe M., Wongwises S., Asadi A. & Akbari M., 2015. Fake Journals: Their Features and Some Viable Ways to Distinguishing Them. Sci. Eng. Ethics 21(4), 821–824.

voir également : la boite à outil « aides à la rédaction ».

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