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2.1. Les rôles de la littérature scientifique

Même si la littérature scientifique dépasse le cadre de la recherche, elle y trouve largement son origine.

Une recherche sans publication est une recherche non aboutie[2]. Partant de la question de recherche, le processus de recherche (voir figure ci-dessous) passe par différentes étapes pour aboutir à l'exploitation des résultats et la communication de ces résultats sous différentes formes.

Cette communication apporte une réponse à la question de recherche, alimente la littérature scientifique et fait progresser la science.

Le processus de recherche.

Figure 2.1. Le processus de recherche.


Quatre rôles peuvent être attribués à la littérature scientifique.

2.1.1. La communication entre chercheurs et la diffusion

Les chercheurs sont les premiers bénéficiaires de la littérature scientifique. Ils utilisent la littérature scientifique comme canal de communication et de partage d'information.

Le première revue scientifique, le Journal des Savants[3], a été créée en 1665 afin de permettre aux "savants" d'échanger des informations relevant des domaines scientifiques. Cette tradition perdure au travers d'une multitude de journaux scientifiques et de bien d'autres canaux toujours en pleine évolution.

Outre ce rôle de communication entre chercheurs, la littérature scientifique a aussi pour rôle de diffuser, donc de "faire savoir", ce qui se dit et s'écrit en science.

Avec le développement du libre accès et la multiplication des outils de recherche d'information, cette diffusion touche un public de plus en plus large.

2.1.2. La validation de l'information

Tout particulièrement avec le périodique scientifique mais aussi avec d'autres supports, le processus de peer reviewing, de validation par les pairs, permet au lecteur de recevoir une information validée, vérifiée et contrôlée.

C'est un aspect de la littérature scientifique qui permet de la différencier des autres littératures. La vulgarisation scientifique ou les écrits journalistiques ne bénéficient pas de cet instrument, en principe rigoureux, de validation.

2.1.3. L'enregistrement

Les publications scientifiques sont datées et attribuées à un ou plusieurs chercheurs. Il s'agit de l'enregistrement, à un moment donné, d'une information scientifique.

Cet enregistrement permet de faire valoir l'antériorité d'une donnée ou d'une découverte scientifique.

Elle permet aussi de déterminer l'évolution dans le temps d'un concept ou d'une théorie scientifique.

2.1.4. L'archivage

Les bibliothèques scientifiques et universitaires sont chargées de l'archivage et de la mise à disposition des publications scientifiques imprimées.

Avec l'apparition des documents électroniques, d'autres dispositifs se mettent en place.

Dans les universités, il y a maintenant des dépôts institutionnels qui proposent un archivage pérenne[4] des publications électroniques. Pour les périodiques électroniques, des systèmes collaboratifs ou commerciaux proposent également un archivage pérenne.



[2] À l'exception des recherches commanditées en vue, par exemple, d'une exploitation industrielle.

[3] L'orthographe originale est "Sçavans". Cette revue existe toujours. Elle est publiée par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

[4] Cet archivage concerne tous les documents au format électronique. Il doit résoudre le problème de l'obsolescence des supports physiques (disques, bandes...) et tenir compte de l'évolution des formats et des logiciels de lecture des documents électroniques.

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