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6.6. Les éditeurs prédateurs

Avec le modèle inversé où c'est l'auteur qui paye les frais de rédaction et d'édition, on voit aussi apparaître des "predatory publishers". Les appellations "pseudo-éditeurs" et de "pseudo-revues" sont de plus en plus utilisées et correspondent bien à cette réalité. Declan Buttler (2013) parle de "dark side of publishing".

Le seul objectif de ces derniers est le profit. Ils publient les articles soumis sans aucune relecture, dans le seul but de faire payer des auteurs trop naïfs et trop contents de voir un éditeur accepter leur manuscrit. L'auteur est trompé par un discours bien rodé et des pratiques qui font croire à un travail scientifique rigoureux.

Les auteurs qui soumettent leurs articles dans ces revues ne se rendent pas compte que le fruit de plusieurs mois de recherche est définitivement perdu. Les articles publiés dans ces revues ne peuvent plus être republiés ailleurs.

Pour identifier un éditeur prédateur, il faut :

Une liste plus complète est disponible sur infolit.be.

L'auteur cité plus haut (Buttler, 2013) donne également une série de conseils.

On peut malheureusement retrouver dans Google Scholar, mais aussi dans Scopus, des articles, généralement de très mauvaises qualités, publiés par ces revues. Leur présence dans ces outils documentaires n'est donc pas totalement une garantie de qualité.



[37] Début 2016, le site recensait près de 923 éditeurs prédateurs (ils étaient 11 en 2011) et 882 titres de journaux autonomes (ils sont 1226 au 15 octobre 2016).

[38] Le phénomène des éditeurs prédateurs est intimement lié au phénomène des faux facteurs d'impact.

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